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Nouvelle taxe sur les panneaux solaires chinois, quel impact ?

Nouvelle taxe sur les panneaux solaires chinois, quel impact ?

En début de semaine, la commission européenne a annoncé l’instauration d’une taxe sur les panneaux solaires chinois. Des mesures progressives seront appliquées à partir du 6 juin 2013 et les taxes débuteront à un taux de 11,8%, pour passer finalement à 47,6% deux mois plus tard.

 

La taxe sur les panneaux solaires pas très appréciée par la Chine

 

Pékin a répliqué aux taxes imposées par Bruxelles concernant les produits solaires chinois. Les institutions chinoises viennent de lancer une enquête antidumping sur les vins importés depuis l’Union européenne, agitant le spectre d’une guerre commerciale.

 

Cette menace de guerre commerciale pour les panneaux solaires était facilement prévisible

 

La tactique choisie par Pékin n’est pas nouvelle dans l’histoire des relations commerciales entre la Chine et l’Union Européenne. Pékin a déjà pris par le passé des mesures visant des produits européens en réponse à des décisions européennes d’enquêtes ou de taxes sur des produits « made in China ».

Le 10 mai dernier, la Chine avait annoncé lancer une enquête antidumping sur les tubes sans soudure importés de l’Union européenne, du Japon et des USA, au surlendemain d’une première proposition de la Commission européenne visant à taxer les importations de panneaux solaires Chinois.

 

La Chine, le royaume du panneau solaire

 

En 2010, Pékin a produit plus de la moitié des panneaux solaires commercialisés sur la planète. Fabriqués à grande échelle et à bas coût, leurs modules coûtent moins chers que ceux des concurrents pour un niveau de qualité acceptable. Mais en inondant le marché de produits à prix cassés, les Chinois ont contribué à gonfler une offre aujourd’hui deux fois supérieure à la demande.

Incapables de faire face aux panneaux solaires chinois, les fabricants de solutions solaires occidentaux accusent les constructeurs asiatiques de «concurrence déloyale». Ils leur reprochent surtout d’emprunter sans limite auprès de banques détenues majoritairement par Pékin, profitant ainsi d’un accès illimité au crédit sans aucune prise en considération du risque. Les facilités offertes par les autorités locales, qui mettent à leur disposition des terrains vendus à des prix dérisoires, jouent également en leur faveur.

Autant de paramètres qui ont poussé l’Union Européenne à remettre de l’ordre sur ce marché pour sauvegarder les dernières filiales européenne du solaire qui résistent encore à l’empire du milieu.

Mais cette résistance est non loin d’être sans conséquence.

 

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